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Histoire du Foyer

10 Octobre 1849

" Les orphelins abandonnés à eux-mêmes se trouvaient très exposés.M. RISSE leur offrit un asile, un dimanche soir, dans son modeste logement. Ils furent 3 d'abord. La première réunion eu lieu le 10 octobre 1849. Et le nombre augmenta"

Le plus ancien Foyer de France, encore vivant aujourd'hui, était né.

" D'autres jeunes gens du quartier s'adjoignirent aux orphelins. Le local, qui jusque là, avait été un simple corridor, devint trop étroit, et M. RISSE sacrifia sa propre chambre, puis on envahit sa salle à manger. Il y eut un commencement d'organisation, un petit conseil, et après les jeux, le jeune aumônier disait un mot d'édification. En mars 1850, M. RISSE, saisit avec bonheur l'occasion de louer tout le premier étage de la maison,ainsi qu'une partie du bâtiment voisin." (Vie Louis RISSE - IMHOF-1925)

A cette époque, au moins un quart de la population de Metz, enfermée dans ses remparts, s'entasse dans des taudis sordides. La misère, la malnutrition, les maladies infectieuses frappent les plus démunis. On fait des collectes pour les pauvres, on distribue du pain, de la viande, des combustibles. Les œuvres catholiques, les couvents suppléent tant bien que mal aux carences des pouvoirs publics. C'est dans ce contexte qu'il faut situer le rôle éminent du patronage des Jeunes ouvriers, de l'abbé Risse, surnommé le Saint Vincent de Paul de Metz

Les locaux deviennent vite trop étroits, et en 1858, la société des Jeunes Ouvriers de Metz s'installe dans les locaux de l'ancienne fonderie au n° 7 de la rue de la Fonderie (aujourd'hui rue de l'Abbé Risse). L'activité déployée par l'abbé RISSE pour l'éducation des jeunes orphelins, des jeunes apprentis et ouvriers est inlassable, pour "former des mains qui savent aussi bien manier la plume que le compas et le ciseau" .

En 1864 ils sont 225 au total (90 apprentis, 85 jeunes ouvriers, 50 écoliers). En 1867 ils sont 709 (229 apprentis, 218 jeunes ouvriers, 262 écoliers) , dont 114 pensionnaires.

En juin 1867, une souscription est lancée pour acquérir un immeuble de l'ancien Hôtel de Malte, édifié en 1692, rue des Murs, ainsi que les salles de l'ancienne fonderie, pour la somme de 40 000 frs or, à laquelle s'ajouteront 9 000 frs or pour les travaux d'amélioration.

Puis vint la guerre de 1870, et le siège de Metz ...

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Le 19 juillet 1870, la France déclare la guerre à la Prusse. Tout de suite des combats acharnés et meurtriers se déroulent autour de Metz ( Rezonville, Gravelotte ), faisant des milliers de morts. En plus grand nombre encore, des blessés sont rapatriés sur Metz qui s'organise pour les soigner. Une grand ambulance est installée dans les locaux du Foyer des Jeunes Ouvriers, qui recevra plus de 100 blessés. Vaincue l'armée française se replie à l'intérieur des remparts et le siège commence avec son cortège de privations et de misère pour la population. Le 27 septembre 1870, c'est la capitulation. Les Messins assistent, impuissants et la rage au cœur, à la mainmise de l'ennemi sur tout ce qui leur est cher.

Les Français avaient jusqu'en octobre 1872 pour choisir leur nationalité. Beaucoup de bienfaiteurs avaient quitté Metz, et les difficultés pécuniaires suite à l'annexion étaient grandes. Une fièvre de départ et d'émigration vers la France a envahi le cœur de nos enfants ; nul ne veut rester Prussien.

Les autorités avaient d'ailleurs l'habileté de se montrer bienveillantes avec les activités du Foyer, puis brutalement le 31 aout 1874, le directeur de la Police, ordonne la dissolution immédiate du Foyer des Jeunes Ouvriers, au prétexte que L'association donnait la préférence à des tendances et des agissements politiques que la loi (prussienne) ne permettait pas de tolérer plus longtemps.

Plus de six longues années de négociations seront nécessaires avec les autorités pour "germaniser" les nouveaux statuts de la Société des Jeunes Ouvriers et la réouverture du Foyer est enfin acquise le 10 janvier 1881. Malgré toutes les bonnes résolutions, il y eu de grosses difficultés d'intégration entre Français et Allemands, et par crainte de voir une mainmise civile par les Allemands, le Foyer est légué à l'Evêché de Metz, sauf à lui à veiller à ce que la maison soit toujours affectée à l'oeuvre des Jeunes Ouvriers.

Tous ces combats ont usé l'abbé RISSE, fondateur qui meurt le 6 décembre 1885

Mais la relève est assurée....

étendard

Pendant toute la période d'annexion jusqu'en 1918, la cohabitation est difficile. Lorsque Metz redevient française, un vent de renouveau souffle et le Foyer retrouve toutes ses activités.Pendant la guerre 1939-1945 le Foyer reste ouvert mais reste sous contrôle étroit des forces d'occupation et des S.S.(Schutzstaffel) La vie est devenue intenable et étouffante.

En 1946, l'abbé ADAM, tout nouveau directeur, passionné de sport, fonde le Club Olympique Messin, qui existe encore aujourd'hui et qui est indissociable du Foyer des Jeunes Ouvriers.

Le 14 mai 1949, Robert Schuman, le Père de l'Europe, est élu président du Foyer des Jeunes Ouvriers. Grâce à lui, le Foyer entame un grand projet de rénovation qui s'étalera, en 4 tranches,sur près de 30 ans de 1952 à 1980, et qui permettra une capacité d'accueil plus importante.

Depuis, le Foyer est toujours là, bien vivant, fidèle à sa vocation d'aider les jeunes.



Foyer des Jeunes Ouvriers

7, rue de l'Abbé Risse
57000 METZ

Tél : +33 (0)3.87.75.16.41

e-mail:accueil@fjo-metz.fr


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